Qu'est ce qu'est, précisément, un amour de vacances ? Comment pourrait-on le qualifier ? Une folie d'été qui, elle, est une courte passade de notre vie ? Une histoire vécue rapidement et oubliée dés la fin des vacances à notre arrivée ?
Tout le monde pense ainsi, tout le monde... Sauf une, qui ? Moi... Encore une fois, moi qui pense autrement, qui n'est pas d'accord avec ces clichés que tant de personnes me rabâchent.
Un regard profond et significatif dés le premier soir de notre rencontre, une conversation muette, timide mais à la fois ouverte. Nos regards se croisaient, devenaient fixes, puis faisaient accélérer les palpitations de notre c½ur.
Les questions commencèrent à se défiler dans ma tête : Qui est-il ? Pourquoi tant de regards et de passion ? Comment réagir face à une attirance non certaine mais pourtant si soudaine ? Que faire ?
Les jours passèrent... Où est-il ? Une partie de moi le réclamait. Laquelle ? Mon c½ur ? Mes yeux ? Un soir, pourtant comme les autres, je le recroise, sans l'apercevoir. Puis, hasard insolite, je me retourne vers lui, réagit automatiquement comme la première fois... Un signe du visage de sa part me décide de l'approcher, de lui adresser la parole sans ne savoir quoi dire. Nous décidons, tous les deux, de nous extraire de cette foule d'adolescents si amusés mais si bruyants.
Une conversation, des regards de plus en plus profonds et expressifs, un toucher, une découverte...
Nabil, une rencontre forte, une lumière plus qu'étincelante, une complicité immédiate et spontanée, un être cher et si beau à mes yeux.
Trois courts et uniques jours passés avec toi. Inoubliables grâce à cette complicité, cette sincérité, ce rapprochement moral et physique, cet amour, si j'ose dire, tellement rapide mais pourtant passionnant...
J'ai l'impression d'avoir été dans un rêve tellement il fut court. J'essaie d'y penser fort pour le revivre, mais impossible. C'est un échec. Tu me manques. Tout se fait de plus en plus flou dans ma tête comme dans mon c½ur... Ma conscience se perd, mon c½ur s'accélère, mes sentiments s'égarent... Comment réagir face à cela ? Encore la même thèse dévalorisée par mes pensées et crée par le destin. Putain de distance... Je t'aime... On va me répondre que c'est la vie. Malgré mon incompréhension et ma tristesse inavouée, je répondrai, simplement, à contre c½ur, que oui, c'est ça la vie...